Archive pour May 2010

Concours pour l’extension Nord d’Euroméditerranée à Marseille

Concours : 2009

 

Equipe : Agence Bruno Fortier Architecte Urbaniste Mandataire, TN+ Paysagiste, Arcadis, Inex

Vaste amphithéâtre face à la mer, Marseille offre une multitude de paysages à la lumière souvent saturée s’écrasant sur la roche claire, topographie chahutée, écume de la mer. Les sommets des collines se détachent et les ondulations du relief parcourent l’ensemble de la ville.

Marseille ondule et se déhanche, et le(s) panorama(s) qui l’entourent sont le cadre sur lequel se détachent les différents quartiers. Ces caractéristiques de l’orientation  composent avec les données climatiques (le vent, le soleil) un cadre de vie aux codes ancrés depuis longtemps dans les comportements.La végétation générale de ce nouveau quartier va suivre cette logique territoriale et topographique : Alignements continus dans le sens N/S, Alignements discontinus et parfois épaissis, dans le sens E/O.

Le végétal se diversifie et raconte une histoire, une ambiance et des pratiques différentes en fonction du lieu qu’il traverse ou occupe.

Au travers d’une dynamique végétale fondée sur l’hétérogénéité et la discontinuité des tissus, la stratégie végétale proposée permet de mettre en valeur des « systèmes » paysagés qui interagissent les uns avec les autres.

On pourra alors définir un gradient de Nature, allant de la forme la plus naturelle ou spontanée, à la forme la plus urbaine dans les zones très denses. Le dessin des courbes du parc fait écho aux sinuosités des hauteurs de la ville et à l’horizon des massifs qui l’entourent. C’est un premier plan depuis la mer et vers la mer. A l’image de la topographie marseillaise le parc se love à l’emplacement du plateau ferroviaire du Canet.  Comme un cours d’eau naturel, le ruisseau des Aygalades retrouve une épaisseur lors des crues, et fait resurgir ce vallon oublié en le sculptant. Des points durs géologiques « imaginaires » donnent naissance, avec la dynamique de l’eau lors des crues, à des « buttes-promontoires » sur lesquelles la végétation de colline se cramponne.

Quelquefois, les « îles » (modelés liés à « l’arrachement » de la montée des eaux de pluies…) viennent glisser sur les quais comme si la nature débordait de son cadre urbain.

 

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