Concours pour la création d’un parc aquatique au bord du fleuve Han
MAITRE D’OEUVRE: Ville de Seoul
CHEF DE PROJET: Andras JAMBOR
MONTANT DE TRAVAUX: 110 M € HT
SURFACE: 115 ha
BUDGET: 107 M $
ANNEE: 2008
Branché sur de multiples autoroutes conduisant vers le centre ville de Seoul et entouré de quartiers en plein développement, Magok est un des sites clefs du renouvellement urbain de la périphérie de la capitale Sud Coréenne. Ce vaste parc aquatique de 115 ha va offrir aux habitants des quartiers voisins une programmation diversifiée qui va s’articuler autour de la thématique de loisirs de plein air, du développement durable et des milieux naturels en ville.
Le large ruban du fleuve Han fonctionne comme un fil de connexion à la fois réel et imaginaire entre la ville et les lointains paysages pluvieux où il prend sa source. Les vestiges de la végétation fluviale naturelle et le voile permanent de brumes qui flotte au-dessus de la surface de l’eau font voyager hors de Séoul. Plusieurs collines émergent ponctuellement dans le paysage périurbain de Magok en faisant échos aux montagnes qui entourent Seoul. La topographie et l’hydrographie du projet s’inspire des ambiances éveillées par le fleuve Han. Les nouvelles collines et les bassins prennent formes comme autant de cercles concentriques qui se superposent, se croisent, à l’image des dessins éphémères que les gouttes de pluie laissent derrière eux sur la surface du fleuve.
Le parc fonctionnera comme une agrafe entre le fleuve et la ville. Ainsi le projet se définit à l’interaction de deux vocabulaires distincts : l’un plutôt organique évoque le monde du fleuve Han, et l’autre, qui reflète la trame hiérarchique de la ville. Connectés au nouveau quartier dédié aux industries de haute technologie et de la recherche médicale, les cheminements du parc seront tracés en suivant l’image des circuits électriques, en fort contraste avec le socle aux formes organique.
La nouvelle marina, programme principal du parc sera connecté au fleuve via le bâtiment circulaire du terminal bateaux. Ce dernier prolongera le parc au-delà de la barrière de l’autoroute des berges. Il constituera l’entrée fluviale du parc et des nouveaux quartiers. Il régulera également l’importante fluctuation de niveaux des eaux tout au long de l’année. Les berges du grand lac central accueilleront un complexe de piscines et un centre de congrès. Dans la partie sud, en lien direct avec le nouveau quartier, un jardin botanique avec plusieurs serres présentera le monde végétal du point de vue des biosciences. L’ensemble des étangs constitueront une rétention des eaux de ruissellement venants des quartiers limitrophes.
La palette végétale s’organisera en trois groupes : / la trame : disposition en rythme régulier des ‘arbres de la ville’ pour structurer les espaces fluides tout au long du parc / la forêt des montagnes : une végétation composée des essences locales des collines voisines qui va couvrir les points émergents du parc / les berges : la végétation des bords du fleuve qui gagnera l’intérieur du parc en suivant les berges des étangs























